Conférence HiPhis : Quelle est la nature de la Terre ? » : conséquences pour les savoirs et politiques de l’environnement
Mercredi 23 septembre 2026 de 17h30 à 19h30, UM Faculté des Sciences, amphithéâtre SC-23.01, entrée libre
(bâtiment 23 – campus Triolet), reprogrammation de la séance annulée le 24 mars
« Quelle est la nature de la Terre ? » : conséquences pour les savoirs et politiques de l’environnement
Sébastien Dutreuil
Historien des sciences de la Terre et de l’environnement, CR CNRS au Centre Gilles-Gaston-Granger (CGGG), Aix-Marseille
Résumé :
Le concept Gaïa avait été présenté non comme une simple hypothèse, mais comme une nouvelle conception de la Terre : de cette autre manière de voir devait découler une autre manière de pratiquer les sciences et d’envisager les normes politiques et morales qui structurent une relation au monde naturel. La question ontologique de la « nature de la Terre », portant sur ce dont le monde est fait, était ainsi placée au centre des réflexions. Mais quels ont été, en pratique, les conséquences de cette priorité accordée aux questions ontologiques et à un cadrage « global » du problème environnemental ?
J’essaierai de répondre à cette question à partir de deux terrains :
=> les effets de Gaïa dans les sciences de la nature : la philosophie et politique de Lovelock ; la constitution des sciences du système Terre (anthropocène, tipping point, etc) et ses conséquences dans le « régime climatique » ;
=> les déplacements plus récents au sein des SHS avec la constitution des humanités environnementales : ici aussi, une priorité a été accordée à la question de la nature de la Terre avec des conséquences épistémologiques suscitant des critiques politiques.
Bibliographie :
□ Dutreuil, S. (2024), Gaïa, Terre vivante – Histoire d’une nouvelle conception de la Terre, Paris, La Découverte. ISBN 978-2-35925-140-1 | lien éditeur
